jeudi 16 août 2012

Histoire du vieux village de Tignes englouti sous les eaux (article réactualisé le 7 janvier 2015) - Histoire de la construction du barrage de Tignes - Lutte désespérée des Tignards - Vestiges de la construction du barrage de Tignes.

 




 



Le vieux village de Tignes en 1935.
  

 


Descente en ski sur le vieux village de Tignes. Les "Forces Motrices du Rhône" puis "EDF" après la nationalisation d'après guerre ont longuement hésité à l'époque entre noyer Tignes ou noyer Val d'Isère (le barrage aurait été au niveau du verrou de la Daille) l'étude des roches fut déterminante dans le choix de Tignes pour la construction du barrage...


Légende : "Ici la vallée se resserre tellement que les rocs semblent se toucher. L'endroit idéal pour la construction d'un barrage qui doit engloutir sous 235 millons de mètres cubes d'eau , Tignes, chef lieu, ainsi que différents hameaux comme Ronnaz, Villarstrassiaz, L'Illaz, La Chaudane ou le Grand Prè." Le villaret-du-Nial, Le Villaret-des-Brévières,  le Franchet, la Reculaz et les Boisses seront épargnées.
 
  L'impact de la noyade.

 Légende: Avant la construction du barrage il faut construire de nouvelles routes, construire des cités ouvrières, creuser des kilomètres de galeries souterraines et aménager un téléphérique capable d'acheminer le ciment au pied de l'ouvrage. Une cinquantaine d'ingénieurs et 5 000 ouvriers œuvrent sur ce dangereux chantier. En 5 ans 30 d'entre eux y trouvent la mort.
 
 Conduites forcées qui alimentent le barrage de Tignes avec les principales usines de production d'électricité.




tirées du livre de José Reymond : "Tignes, mon village englouti" : Le village du vieux Tignes et la construction du barrage en arrière-plan.
 Un chantier colossale !
 
 Une ancienne carte postale non datée, mais A noter les câbles (transport des matériaux)
 Les transport de matériaux de la carrière du bois de la laye.

 Les éclairages de nuit pour faire avancer les travaux plus vite.




Que peuvent faire 473 Tignards contre l'Etat ? Résignés, ils procèdent à l'évacuation de leur église sous la surveillance des CRS et assistent à la dernière messe célébrée par l'abbé Pelissier, le Dimanche 13 avril 1952, jour de Pâques.
 
 Le monument aux morts est surmonté d'un coq qui chante la victoire des deux guerres et la mémoire des héros de Tignes. Sous l'oeil des CRS, on procède au démontage du monument et les reproches fusent de toutes parts. Un Tignard s'indigne:"vous devriez avoir honte en tant que francais ; on a plus de ménagement pour les bandits que pour nous ; allez plutôt lire sur le monument aux morts les noms de tous nos hommes qui ont donné leur sang pour cette terre d'ou vous nous chassez aujourd'hui !"


 Après un dernier baroud d'honneur , les Tignards cèdent devant la force. Les cloches sont descendues puis fondues car, dans un mois l'eau sera là. Après la destruction de l'église, un habitant déclare:"le clocher s'est abîmé comme un grand arbre qui tombe sous la hache d'un bucheron."Lesemployés des Postes et Télécommunications coupent les fils qui relient Tignes, village condamné, au reste du monde. Ainsi s'effacent les dernières raisons de s'obstiner.






 extraits d'un numéro de Science et Vie de1953 (N°432 de septembre) sur la construction du barrage (8 pages).

 



Village des Boisses, sur le Barrage de Tignes.
 Les boisses et la route de Val en tunnels. Barrage du Chevril = barrage de Tignes.
 Plus haut barrage de France. Au moment de sa construction (1947-1953) plus haut barrage d'Europe. Il a mit un an pour se remplir.  180m de hauteur, 296m de longueur, épaisseur au sommet: 10m, épaisseur à la base : 43, 57m.Dernière vidange du Barrage en 2000.  Une messe avait été célébrée, Timothé avait été enfant de coeur. Depuis, un robot assure le nettoyage du barrage.


Grotte envahie par les eaux, située à proximité de la carrière du barrage.

 Ancienne route de la carrière.
Vestige de la route qui permettait le transport des blocs dolomitiques de la carrière de la LAYE vers la première station de concassage. Sous les rocs et la végétation : le goudron !
 
 La nature reprend ses droits...

 Ancienne gare du téléphérique transbordant les agrégats de la carrière de la LAYE du concasseur à la station de de criblage et de dépoussiérage ?
 Arrivée du téléphérique et plateforme de la station de criblage et de dépoussiérage ou deuxième station de concassage ?
 Vue depuis des blocs de béton à fleurs d'eaux (à priori les encrages d'un pylône "Blondin 20T" . Avant dernière photo avant la panne de batterie. Bientôt la pluie, heureusement, la maison n'est plus très loin.


 
 En face, village du Villaret du Nial (Tignes). Route de Val dans les tunnels. Au fond, la grande Sassière 3747m.  Retour à la Daille et fin de la balade en passant par le bois de la Laye.


Deluge - Tignes, France 1952 




40 commentaires:

  1. Remarquable reportage!
    Vraiment intéressant. C'est d'ailleurs assez poignant de se mettre dans la peau des Tignards...
    On pourrait penser en découvrant les photos de ta balade, que l'atmosphère y est encore fébrile, à en croire les couleurs du ciel.
    Lorsque je monte en Haute Tarentaise, je suis toujours émerveillée par ce magnifique barrage dans lequel se reflètent parfois les montagnes. Les contrastes de couleurs sont phénoménaux.
    Une sacré décision quand même que de condamner tout un village....

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci,

      J'ai malheureusement des soucis de mise en page pour cet article. Je me pose parfois la question de savoir si une telle décision pourrait survenir, ou non, de nos jours...

      Supprimer
  2. Stephane Machet avait fait une vidéo en fevrier 2001: "La vallée engloutie".
    Contact01 53 27 33 47

    RépondreSupprimer
  3. Ça me fait penser au projet de transfert de Nantes Atlantique à Notre Dame Des Landes. a la différence que Les habitants étaient extrêmement attachés à leur village à l'époque, où sûrement plus naïfs...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Parallèle intéressant. Les temps ont changé et nous sommes plus mobiles que par le passé mais j'imagine que ce transfert est vécu comme un drame pour beaucoup... Naïf, je ne sais pas, moins instruits, surement.

      Supprimer
  4. Bonjour,
    je reviens de Val d'Isère et en passant vers ce barrage, nous avons été surpris du niveau de l'eau. J'ai ensuite vu le petit pont au fond et des promeneurs sur l'ancienne route.
    J'ai donc voulu en savoir plus et j'ai été bouleversée par votre reportage.
    Merci beaucoup de tous ces renseignements.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour votre commentaire,

      Le niveau est effectivement encore plus bas ce mois de mai qu'habituellement en raison de la vidange totale du barrage pour maintenance qui a eu lieu cette année en mars. Avec la fonte de la quantité importante de neige tombée cette saison l'eau va rapidement recouvrir entièrement ces vestiges. L'ouverture du col de l'Iseran par les engin de déneigement de la DDE est prévue pour le 7 juin 2013. Ce sera l'occasion d'emprunter la route mythique du plus haut col de l’Europe (à vélo de route ou en moto ou voiture) qui sera bordée de murs de neige de plusieurs mètres de hauteurs.

      Éric.

      Supprimer
  5. Bonjour,
    C'est bien de vous intéresser à l'histoire locale et de partager.
    Petite correction de certaines légendes: les hameaux de la Reculaz et du Franchet ont été aussi épargnés et plus que l'avance touristique de Val, c'est surtout la mauvaise qualité géologique du verrou de la daille qui a été déterminante.
    Pour les Tignards qui recherchent leurs ancêtres:
    http://gw3.geneanet.org/marclambert73_f
    Salutations.
    Marc

    RépondreSupprimer
  6. Merci Marc pour les précisions.

    Le père d'Isabelle a travaillé à la carrière de la LAYE et elle me confirme que l'étude des roches à été déterminante pour l'abandon du choix de noyer Val d'Isère.

    Je suis allé sur votre site et y ai trouvé quelques belles photos. Néanmoins, j'ai eu quelques difficultés pour naviguer.

    Isabelle se demande quel est votre lien familial avec Michel LAMBERT qu'elle connaissait. La dernière fois, nous l'avions rencontré au sommet de la montée cycliste de la Bastille.

    Éric.

    RépondreSupprimer
  7. super reportage..bravo et que l'on se souvienne de ce petit village et de leurs habitants des années 50.

    RépondreSupprimer
  8. je me demande quelle est la durée de vie du beton qui constitut le barrage est a partir de quelle année celui ci perdra sa resistance un geometre me dit qu'en 2018 ....info.intox???

    RépondreSupprimer
  9. L'information me semble un peu légère et il n'y a pas d'arguments solides. Le lobby écolo joue sur les peurs pour faire fructifier sa puissance. Le barrage de Tignes a fait l'objet cette année de travaux de maintenance. Il y a un service d'EDF à Grenoble qui étudie cela de prêt. Pour avoir visité ce service et discuté sincèrement avec le chef de service responsable de la surveillance des barrages, je ne suis pas particulièrement inquiet.

    Néanmoins, il est un fait que le béton vieillit et que de nouveaux travaux de maintenance devront être régulièrement réalisés. L'on peut aussi admettre que malgré ces travaux, les qualités mécaniques de résistance du barrage faiblissent dans le temps.

    Les enjeux sont considérables et l'on peut penser que l'affaire est prise très au sérieux par les pouvoirs publics. Il y a fort à parier que le barrage ne s'écroulera pas en 2018. Mais, dans cette partie des alpes, nous ne sommes pas à l'abri d'un tremblement de terre de magnitude dévastatrice pouvant entrainer des dégâts suffisant pour que des barrages cèdent.

    Il y a quelques années, Haroun Tazieff avait suscité une grosse polémique dans la région en annonçant comme certaine une catastrophe: pour lui un tremblement de terre était inéluctable à moyen terme dans les Alpes du Nord, avec rupture d'un ou plusieurs barrages.

    En France, il existe des plans particuliers d'intervention (PPI) pour les aménagements hydrauliques qui comportent à la fois un réservoir d'une capacité égale ou supérieure à quinze millions de mètres cubes et un barrage ou une digue d'une hauteur d'au moins vingt mètres au-dessus du point le plus bas du sol naturel. La hauteur du barrage de Tignes est de 180 mètres et le Volume du réservoir est de 235 millions de m3 !!! Par contre, les fondations font 20 mètres de profondeur et l'épaisseur à la base est de 44 mètres (10mètres d'épaisseur au sommet)...

    Le PPI définit les moyens de secours mis en œuvre et leurs modalités de gestion en cas de rupture.

    En l'occurrence, pour le barrage de Tignes, il s'agit d’une anticipation qui définit les mesures appropriées supposées protéger les populations, les biens et l'environnement, pour faire face à une rupture. Si la rupture intervenait à un moment où le barrage est plein, en 10 heures, la ville de Grenoble sombrerait sous une hauteur de 9 mètres d'eau... Une catastrophe d'une ampleur terrible à la fois humaine, économique et écologique.

    RépondreSupprimer
  10. Bravo et merci pour ce reportage. 850 millions de kWh c'est énorme. Avec les écolos actuels ça n'aurait jamais été construit et pourtant c'est la plus rentable et la plus propre des énergies renouvelables. Certes cela a été dur pour les habitants qui ont dû quitter leur pays mais l'économie essentiellement agricole de l'époque aurait de toutes façons disparue comme elle disparaît progressivement dans les vallées ailleurs. Hors le développement du ski il n'y aurait plus personne ou presque.

    RépondreSupprimer
  11. Le barrage de Tignes se trouve au cœur d'un important ensemble hydro-électrique composé de plusieurs autres barrages (Sassière, Saut...), centrales électriques (les Brévières, Malgovert) et conduites forcées. D'après EDF, c'est l'ensemble qui produit annuellement près d’un milliard de kWh.

    La centrale nucléaire du Tricastin produit chaque année environ 25 milliards de kW·h.

    Il serait effectivement difficile de vivre sans le ski.

    RépondreSupprimer
  12. Où peut-on se procurer le livre de José Reymond : "Tignes, mon village englouti" ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Nous ne savons pas mais vous pouvez contacter la bibliothèque de Val d'Isère...

      Supprimer
    2. on peut trouver ce livre sur le site PRICE MINISTER à 7 euros50

      Supprimer
  13. Pourtant sans aucune attache en Savoie (je suis parisien), j'ai été bouleversé par le drame de Tignes. Après avoir lu le livre de José Reymond, j'ai eu la chance de le rencontrer en 1994, j'ai aussi saisi l'occasion de descendre dans la retenue lors de la vidange de 2000. Quand on est en bas, photos d'époque à l'appui, et que l'on arrive sans trop de difficulté à reconstituer les bâtiments et les rues...C'est une expérience que l'on oublie pas.
    L'actualité sur la transition énergétique pousse en théorie à la construction de nouveaux barrages, beaucoup plus efficaces, et de plus régulables, contrairement aux autres énergies renouvelables... Mais arriver aujourd'hui à noyer une vallée, même très peu habitée, c'est probablement mission impossible.

    RépondreSupprimer
  14. Une très mauvaise affaire:
    Comme dit ci-dessus, l'ensemble hydraulique de Tignes peut produire 850 millions de KWh par an alors que Tricastin (4 réacteurs première génération de 900 MW) produit 25 Milliards de KWh (6% de la production de la France).
    Il y a 58 réacteurs nucléaires en France. Faite la multiplication et vous verrez que 850 Millions de KWh ce n’est pas beaucoup à l’échelle du pays. Certes l'électricité fournie par les barrages de haute chute est précieuse parce que les turbines peuvent démarrer rapidement au moment des fortes demandes.
    Mais il faut comprendre que sans le barrage de Tignes cet ensemble hydraulique n'aurait plus sa très grande réserve d'eau, mais il fonctionnerait quand même (barrage des Brévières) et remplirait sa fonction actuelle pour fournir de l'électricité aux instants où le réseau en a le plus besoin.
    Il m'apparait que ce barrage est un énorme gaspillage provenant de décisions d'une autre époque. Imaginez que la France sans ce barrage aurait une gigantesque station de sport d'hivers avec une capacité d'accueil infiniment supérieure à Chamonix si l'immense plaine noyée pouvait être utilisée pour le tourisme. Et le tourisme en Savoie, ça pèse lourd.
    Guy Boch

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Réflexion très juste mais les décideurs de l'époque n'avait malheureusement pas toutes les cartes en mains pour prendre les décisions... La première central nucléaire a été construite en 1963...

      Aujourd'hui, l'on tente de diminuer la part du nucléaire dans la production d'électricité. Cela ne passera pas par la construction de nouveaux barrages mais par l'utilisation de nouvelles technologies tels que la construction de parcs éoliens et photovoltaïques ainsi que par la rénovation des bâtiments, qui engloutissent 44% de l’énergie consommée en France.

      Les technologies qui pourront un jour nous permettre de nous séparer totalement du nucléaire restent à être inventées...

      Supprimer

    2. Il y a de plus un autre problème lié à la transition énergétique. On ne sait pas si l'on est capable de démanteler nos centrales, et aucune solution de stockage des déchets, même les plus sophistiquées, tel l'enfouissement en grande profondeur, n'est sûre. Démanteler n'est ni démonter ni déconstruire. C'est manipuler et stocker une à une toutes les pièces d'un puzzle complexe, dont certaines restent dangereuses durant des centaines de millions d'années...

      Dans le monde du nucléaire, il faut donc entendre « provisoire » par « sans limite de durée ». Les fûts entreposés « provisoirement » sur le site de Maine Yankee, aux Etats-Unis, ne sont pas près de trouver leur dernière demeure. Le coût aussi est sans limite : les Allemands dépensent des fortunes pour colmater les fissures béantes de la mine de sel d'Asse, et ses fûts éventrés de plutonium, cobalt, strontium. La déconstruction en cours de Brennilis, en Bretagne, a déjà englouti vingt fois plus d'euros que prévu... Dans ces deux pays, les projections des coûts de démantèlement varient de quelques dizaines à quelques centaines de milliards... De quoi plomber « sans limite de durée » les générations à venir.

      Supprimer
  15. Article particulièrement bien documenté que j'ai mis en lien sur mon blog où je viens de publier quelques photos prises la semaine dernière lors d'un court séjour à Val d'Isère.
    Je viens presque tous les ans depuis plus de 20 ans dans la région, j'avais déjà vu le lac vide en 1990. Cela reste quelque chose de très émouvant et je comprends que cela "remue" les gens du coin.

    RépondreSupprimer
  16. je suis le fils (67ans) d'un ouvrier qui a participer a la construction du barrage entre 1948 et 1952 je pense.
    les conditions de travail étaient terribles me raconter mon père,mais les très gros salaire me disait-il compenser cela.
    Moi par contre on s'amuser dans la neige et on avait jamais froid.CLAUDE DU MIDI

    RépondreSupprimer
  17. Le père d'Isabelle a travaillé lui aussi à la construction du barrage. Ces ouvriers étaient issus pour la plus part des régions de montagne où la rudesse des conditions de vie et parfois les privations consécutives à la deuxième guerre mondiale, les avaient rendus formidablement rustiques, durs à la tache et costauds ! La plus parts des travaux qui leurs étaient confiés étaient épuisants et dangereux. Une cinquantaine d'ingénieurs et 5 000 ouvriers œuvrèrent sur ce chantier. En 5 ans 30 d'entre eux y trouvèrent la mort. Soit un pourcentage de 0,6% de morts par rapport au nombre d'ouvriers travaillant sur le chantier... Soit encore un décès en accident du travail par tranche de 166 ouvriers sur une période de 5 ans, effrayant.

    RépondreSupprimer
  18. J'ai 75 ans,natif de Bourg - mon papa Jean Romand a travaillé pour le barrage, vers 1952 ,plus particulièrement aux silos à ciment ou le vrac arrivait par train en gare de Bourg .S.M , avant d'être acheminé sur le chantier du barrage, par un téléphérique , petit wagonnet , tout le long de la vallée - travail très pénible, je me souviens que mon père rentrant du travail était gris de ciment , je ne parle pas des poumons.....né en 1939 je me souviens donc bien de cette période ; il décèdera en 1954 d'un cancer du poumon - autre chose de plus sympa , c'est à Tignes le vieux village en 1936 , que mon papa rencontrera ma maman , à l'occasion d'un concours de ski, départ donné de l'Aiguille Percée; il arriva avec un seul ski , chutant devant un parterre de jeunes filles dont ma maman......qui avait 16 ans, et je suis la pour évoquer ce souvenir -

    RépondreSupprimer
  19. Un excellent lien pour répondre à toutes les questions que l'on peut se poser sur tous les barrages et plus particulièrement concernant le barrage de Tignes :

    https://www.youtube.com/watch?v=kNvmUQc45y8#t=1014

    RépondreSupprimer
  20. Danièle Blanchard30 avril 2015 à 10:37

    Mon oncle, Joseph Gerbec,fils d'émigrés slovènes, a quitté la Gironde et une vie de fermier pour travailler sur le barrage. Il est décédé sur le chantier en 1949 à l'âge de 21 ans. Je ne suis jamais allée dans la région pouvez-vous me dire si une stèle rappelle que des ouvriers ont trouvé la mort lors de la construction ? Merci de vos réponses.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A l'occasion, je demanderai à une personne qui habite Tignes les Boisses = Tignes 1600m de me dire si dans le cimetière lui-même il y aurait quelque chose en mémoire de.... Isabelle

      Supprimer
  21. Non, je ne crois pas qu'il existe de stèle spécifique.

    Néanmoins, sur la route qui mène à la station de Val d'Isère, vous ne pouvez manquer de voir la Sarrazine, la Dame du Lac, gardienne du lieu depuis 2003. Cette statue est l'oeuvre de Livio Benedetti, italien d'origine mais savoyard d'adoption.

    Il y a aussi le " le Christ accueillant " qui a été placée sur le parvis de l'église des Boisses. Cette oeuvre de Jean Touret représente le Christ, les bras tendu vers le fond de la vallée, à la fois pour pleurer le village englouti et pour accueillir les nouveaux venus.

    RépondreSupprimer
  22. Bonjour. Nous avons passé ces derniers jours à Tignes pour faire un film . Notre village aux Pays-Bas a appelé Tijnje mais il est prononcé comme "Tignes" Nous faisons un jeu sur le film. Pour que je suis à la recherche de vidéos récente de ce lac sans eau . Sont-ils là? Où puis-je trouver ... ? Vous voulez des réponses de courrier à hansADDtynje.nl ( de hans@tynje.nl)

    Merci beaucoup .

    salutations Hans

    RépondreSupprimer

  23. Bonjour Hans,

    Je ne sais pas s'il existe des vidéos récentes de la vidange du barrage mais vous trouverez une vidéo très complète mis en ligne ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=kNvmUQc45y8#t=1014

    Bonnes continuations dans vos recherches.

    Eric

    RépondreSupprimer
  24. Bonjour je suis la fille d'un ingénieur qui a travaillé sur la construction du barrage, et je possède des photos et un tableau du vieux village réalisé par un ouvrier seriez vous intéressé. Y a-t-il une association du vieux Tignes?
    Merci.

    hélène.penichou@laposte.net

    RépondreSupprimer
  25. Bonjour Hélène,

    Ce sera un plaisir pour nous de publier des photos du vieux village ainsi qu'une photo du tableau afin de faire partager ces archives au plus grand nombre : eric.laurent5@wanadoo.fr

    A ma conaissance, il n'y a pas d'association de ce type sur Tignes.

    Cdt.

    Eric Laurent.

    RépondreSupprimer
  26. Bonjour, pourquoi la commune de Tignes ne crée pas un musée, qui retracerait l’épopée de cette formidable aventure humaine et technologique.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, oui il a eu un musée qui se situé dans la maison de Tignes le lac. Il étais super je l'ai fait un certain nombre de fois en étant d'originaire de Tignes je ne pouvais pas ignorée cette patrie de Tignes, surtout que mon grand père a travailler sur le chantier du barrage. Il étais sur deux étage avec en bas un espace pour avoir des vidéo et toute sorte d'objets qui on appartenue au village ou pour la construction du barrage. Et a l'étage il avais des témoignage des anciens Tiggnards en vidéo dans plusieurs langues et en étant petite j'étais heureuse d'avoir un musée sur Tignes.

      Supprimer
  27. Oui, c'est dommage... Il existe un musée du village à Val d'Isère mais pas à Tignes......

    RépondreSupprimer
  28. Bonsoir,
    Je procède une photo sur le village ,si cela vous intéresse

    RépondreSupprimer
  29. Merci pour cette page historique.
    une branche "éloignée" de ma famile Rimmer Simon du côté de son épouse a été également un habitant du vieux Tignes. il avait un magasin de location de ski avant que tout ne soit englouti.
    Grâce à lui et rina j'ai pu apprendre à skier sur le domaine de Tignes quand mes parents venaient leu rendre visites depuis Dijon.

    RépondreSupprimer
  30. Bonjour,

    Cet article du blog complète à ravir les Totems qui ont été installé dans la Maison de Tignes le Lac,

    Très instructif, merci beaucoup !

    RépondreSupprimer

N'hésitez pas à laisser un commentaire sur le livre d'or...

Satisfait? Pas content? Une précision à ajouter? Une erreur à signaler?

Vos commentaires sont très importants pour nous! Ils contribuent significativement à nous améliorer dans l'accompagnement de vos vacances.